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Comment choisir l’alimentation en eau de la maison

Comprendre l’alimentation en eau de la maison

Chaque habitation est reliée à un réseau général d’alimentation en eau, souvent appelé « eau de ville ». L’eau courante est fournie par les collectivités locales ou par des sociétés privées. Sa consommation est évaluée par des compteurs individuels ou des compteurs collectifs dans certains immeubles. Chaque habitation possède son propre réseau de canalisations qui alimente les équipements sanitaires domestiques (douche, lavabos, évier, WC…) et, éventuellement, le chauffage.

Comment choisir l’alimentation en eau de la maison


Avant toute intervention

Fermez l’alimentation en eau du circuit concerné.

Important

Il peut y avoir plusieurs arrivées d’eau dans un même lieu. Il est nécessaire d’identifier la vanne qui commande l’ouverture et la fermeture de la canalisation sur laquelle vous intervenez.

Avant toute intervention
Pour votre sécurité

Portez impérativement des gants et des lunettes de protection.
Dans le cas d’une pose soudée, gardez à portée de main un petit extincteur.

Avant toute intervention

Si vous installez un appareil sanitaire

Avant sa pose définitive, veillez à mettre les tuyaux d’alimentation en attente si vous devez remettre, entre-temps, l’ensemble de l'installation en pression. Pensez à équiper les tuyaux en attente de robinets d’arrêt ou de bouchons en laiton.


Historiquement, le terme « plomberie » fait référence au plomb, dont l’usage est aujourd’hui banni pour ses effets néfastes sur la santé. À présent, l’usage du PVC s’est généralisé pour les canalisations d’évacuation des eaux usées reconnaissables à leur couleur grise. En revanche, l’alimentation en eau potable requiert des matériaux bien spécifiques, respectant différentes normes, notamment celles qui concernent la santé.

Il existe actuellement 3 matériaux disponibles sur le marché : le cuivre, le PER et le multicouche. Si le cuivre nécessite de bonnes bases en plomberie traditionnelle, les 2 autres matériaux sont plus accessibles aux non-professionnels. Vous pouvez trouver ces 3 matériaux sous différentes formes :

  • Le cuivre et le multicouche se commercialisent sous forme de tubes et de couronnes.
  • Le PER est disponible sous forme de couronnes de tubes pré-gainés de couleur rouge pour l’eau chaude et bleue pour l’eau froide.
Les types de matériaux des tuyaux

Le cuivre, une valeur sûre si le savoir-faire est maîtrisé

Matériau incontournable de la plomberie, le cuivre résiste bien à la corrosion et aux pressions élevées. Il se dilate très peu et sa longévité n’est plus à démontrer. Toutefois, sa mise en œuvre nécessite une maîtrise technique de niveau professionnel, ainsi qu’un matériel spécifique.

Il existe 2 types de cuivre :

  • Le cuivre recuit

Vendu en couronne, ce cuivre est malléable. Il peut donc être coudé à froid, ce qui permet de réaliser une installation avec peu de raccords. Il peut être encastré dans la maçonnerie, en étant protégé du contact immédiat par un fourreau.

  • Le cuivre écroui

Vendu en barres rigides, le cuivre écroui ne peut être cintré qu’à chaud. Les tuyaux peuvent être fixés au mur par des colliers régulièrement espacés.

Tableau comparatif des différents matériaux

Le PER, une mise en œuvre simple

Grâce à sa simplicité de mise en œuvre, le PER ou polyéthylène réticulé est un matériau couramment utilisé pour réaliser des circuits d’alimentation en eau. Avec ce type de tuyauterie, les circuits ne nécessitent pas de soudure au niveau des raccords. En revanche, les tuyaux PER ne conservent pas de mémoire de forme et ont besoin d’être maintenus par des guides pour conserver une courbure donnée.

Le PER, une mise en œuvre simple

Sensibles aux UV, ils doivent être protégés de la lumière, donc coffrés, encastrés ou directement noyés dans les chapes ou dans la maçonnerie. Ils sont protégés par des gaines (fourreaux bleus pour l’eau froide, rouges pour l’eau chaude). Cette sensibilité aux UV impose également de les stocker à l’abri du soleil lors des chantiers.

Le multicouche, une solution à la portée de tous

Comportant une couche d’aluminium insérée entre 2 couches de polyéthylène réticulé, les tubes en multicouche combinent les avantages des matériaux métalliques et ceux des matériaux synthétiques. Ils se dilatent très peu sous l’effet de la chaleur, ce qui évite les bruits de claquement.

Leur mise en œuvre est à la portée des non-professionnels. En effet, les tubes conservent leurs courbures une fois façonnés à la main. De plus, aucune soudure n’est nécessaire car le multicouche demande uniquement des raccords à visser ou à sertir.

Ses qualités sont appréciées des professionnels qui l’utilisent de plus en plus.

Le multicouche, une solution à la portée de tous

Quelle classe retenir pour le PER et le multicouche ?

En fonction des utilisations, sélectionnez la tuyauterie parmi ces différentes classes :

  • 2 : alimentation sanitaire en eau froide (20°C/10 bars) et chaude (60°C/6 bars)
  • 4 : radiateur basse température et chauffage par le sol
  • 5 : radiateur haute température
Important

Si la pose des tuyaux reste apparente, vous devez exclure l’utilisation du PER qui se dégrade s’il est exposé aux UV. En revanche, si la tuyauterie est encastrée, logée derrière des plaques de plâtre ou insérée dans la saillie d’un mur, vous pouvez privilégier le PER ou le multicouche.


Les raccords permettent de relier des tuyaux entre eux, de créer des bifurcations et de greffer de nouveaux équipements sanitaires sur le réseau.

Quels sont les critères pour sélectionner un raccord adapté ?

Quels sont les critères pour sélectionner un raccord adapté ?

  • La configuration du réseau

Avez-vous besoin d’un raccord simple, coudé ou en T, d’un raccord chapeau de gendarme ou clarinette pour effectuer un saut de tube ?

  • La nature de votre tuyauterie

Cuivre, PER et multicouche ne requièrent pas les même types de raccords.

Il est possible de raccorder différents types de tuyaux : par exemple des tubes de PER à un réseau plus ancien en cuivre dans le cadre d’une rénovation. N’hésitez pas à demander conseil en magasin pour sélectionner des raccords compatibles avec 2 matériaux.

  • Votre niveau de compétence et votre équipement

Certains types de raccords sont conçus pour s’effectuer de façon mécanique, avec un outillage léger (notamment sur les tuyaux PER et multicouche). D’autres raccordements exigent une soudure parfaite pour assurer l’étanchéité du circuit (tuyauterie en cuivre).

Les différents systèmes de raccords

Quel type de raccord pour quel matériau ?
Les raccords à souder
  • Les raccords adaptés au cuivre

Les raccords à souder

Destinés à raccorder les tuyaux de cuivre écroui ou recuit, ces modèles de raccords sont en cuivre et se soudent à l’étain ou au cuivre. L’assemblage s'effectue par brasage tendre (300 à 400 °C) ou par brasage fort (450 à 500 °C).

Il est donc nécessaire de savoir manier une lampe à souder ou un chalumeau.

Le raccord bicône ou à olive

Le raccord bicône ou à olive

Il est composé d’un écrou chanfreiné et d’une olive qui, lors du serrage, va s’écraser contre l’écrou et le tube. C’est l’olive qui assure l’étanchéité. Il est conseillé de ne pas trop serrer l’écrou au montage. Il s’agit d’un serrage unique, on ne peut pas le défaire.

Le raccord à emboîtement dit automatique

Le raccord à emboîtement dit automatique

Sans outil, il suffit d’enfoncer le tube à fond dans le raccord. En revanche, il est fixé définitivement et ne peut se démonter.

Pour assembler des tuyaux découpés, les tubes doivent êtres ébavurés pour garantir l’étanchéité des raccords.

Pour optimiser l’étanchéité des raccords en cuivre vous pouvez également utiliser des tubes à collet battu, ou créer ces collets battus sur vos tuyaux de cuivre.

Les raccords adaptés au PER
  • Les raccords adaptés au PER

Le raccord à compression

Idéal pour les petits chantiers, le raccord à compression se monte par simple vissage.

Le raccord à glissement

Le raccord à glissement

D’une grande fiabilité et rapide à poser, il demande un outillage spécifique souvent vendu en coffret (une pince à évasement, une pince à glissement, un coupe-tube).

Le raccord à sertir

Le raccord à sertir

Adapté aux chantiers d’installation dans le neuf, il est une solution d’une très grande longévité.

Pour la pose, glissez le tube PER dans le raccord jusqu’à la fenêtre de contrôle. Placez la mâchoire de la pince à sertir sur l’écrou du raccord et serrez-la fort.

Les raccords adaptés au multicouche
  • Les raccords adaptés au multicouche

Le raccord à compression

Une simple clé à molette permet de visser les écrous. Son principal avantage : il peut être démonté si vous avez commis une erreur.

Le raccord à sertir

Le raccord à sertir

Il requiert un outillage spécifique : il vous faudra au minimum une pince à sertir et ses inserts (adaptés notamment au diamètre du tube), une pince coupe-tube et un outil à calibrer.


Selon la destination des canalisations et le débit requis par chaque équipement (douche, chauffage ou lave-linge), il est nécessaire d’adapter le diamètre des tubes. Plus le diamètre de la canalisation est important, plus le volume d’eau délivré par minute est élevé.

Voici un ordre de grandeur :

  • Un diamètre de 10 mm permet un débit de 50 L/minute.
  • Un diamètre de 16 mm permet un débit de 160 L/minute.
  • Un diamètre de 20 mm permet un débit de 250 L/minute.

Dans la vidéo suivante, découvrez le diamètre correspondant à chacun de vos appareils sanitaires :

La bonne info

La dénomination actuelle est composée du diamètre extérieur du tube et de son épaisseur. Par exemple pour un tube noté 10-1, cela signifie qu’il fait 10 mm de diamètre extérieur pour 1 mm d'épaisseur (donc 8 mm de diamètre intérieur).

Voici les dimensions couramment disponibles pour chacun des matériaux :

  • Cuivre : diamètres compris entre 10 et 22 mm
  • PER : diamètres compris entre 12 et 25 mm
  • Multicouche : diamètres compris entre 14 et 32 mm

L’eau potable est acheminée jusqu’à votre compteur par une société, privée ou publique, qui la distribue en principe sous une pression d’environ 3 bars. Cependant, dans certaines zones géographiques, ainsi qu'en fonction du nombre d’étages dans certains immeubles, cette pression peut varier.

Vous pouvez utiliser un testeur de pression pour vérifier votre installation.

Comment réguler la pression de l’eau ?
  • En deçà d’une pression de 0,3 bar à la sortie de votre robinet (pression qui se mesure à l'aide d'un manomètre), vous devez installer un suppresseur, qui permet d'augmenter la pression de l'eau.
  • À l’inverse, à partir de 5 bars, les canalisations et les équipements sont susceptibles de se détériorer. Il est alors conseillé d’installer un réducteur de pression en sortie de compteur.

Pour toutes vos questions, nos experts en magasin sont toujours à votre écoute et vous accompagnent dans vos projets.