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Choisir un isolant thermique

Le choix d’un isolant thermique

Il existe une large variété d’isolants, chacun ayant des caractéristiques et niveaux de performance différents afin de répondre aux contraintes techniques imposées par le bâtiment à isoler. Isolants d’origine minérale, végétale, animale ou synthétique, ils sont classés selon leur nature et leur capacité d’isolation

Choisir un isolant thermique


Le coefficient de conductivité (λ)

Ce coefficient mesure la conductivité thermique, c’est-à-dire la quantité de chaleur transférée dans un matériau dans un temps donné. La valeur de lambda, notée λ, est exprimée en W/mK. Plus elle est faible, plus la performance d’isolation des matériaux, pour une même épaisseur est importante. Le coefficient des isolants se situe entre 0 et 0,06 W/mK.

La résistance thermique (R)

La note de résistance thermique varie de 1 à 7. Elle se mesure en m².K/W. Plus la résistance thermique est grande, plus votre produit est isolant. Cette résistance dépend de la conductivité thermique (λ) et de l’épaisseur en mètre (e).

Les points à vérifier pour choisir un isolant thermique

En construction ou en rénovation, la valeur minimale de la résistance thermique (R) de votre isolation est réglementée. Lors du choix de votre isolant, choisissez son épaisseur en fonction des exigences légales.

Le déphasage thermique

Le déphasage thermique correspond au temps que prend l’isolant à transmettre la chaleur extérieure à l’intérieur. Il est noté en heures ou en minutes, pour une épaisseur d’isolant donnée. Un isolant au déphasage thermique fort permet ainsi de réaliser des économies de climatisation en cas de fortes chaleur. En revanche, ce procédé pouvant être une force en été peut être une faiblesse en hiver, le matériau mettant plus de temps à se réchauffer. En moyenne, il est conseillé de choisir une épaisseur d’isolant correspondant à 10h minimum de déphasage, ce qui requiert parfois de doubler l’épaisseur d’isolant choisi.

La résistance à la diffusion de vapeur d’eau

Le coefficient de résistance à la diffusion de vapeur (μ) permet d’évaluer la perméabilité d’un isolant à la vapeur d’eau. Plus ce coefficient est élevé, plus la résistance est importante. Un isolant peut tout à fait être perméable à la vapeur et permettre l’évacuation de celle-ci. Le choix du critère de perméabilité dépend de l’humidité de la pièce et des aérations prévues, le but étant de créer le moins de condensation possible car l’eau à l’état liquide endommage votre habitation.

La régulation hydrométrique ou la capacité hygroscopique

Certains isolants ont la capacité d’absorber de grandes quantités de vapeur d’eau et de les restituer quand l’air ambiant est plus sec, cela sans perdre leurs caractéristiques isolantes.

Quel isolant thermique pour quel usage ?

Les isolants et la santé

Intéressez-vous aux qualités des matériaux que vous choisirez. Si certains produits ne présentent pas de risques, d’autres peuvent contenir des fibres irritantes pour la peau, les yeux ou les poumons lors de la pose, certains produisent des gaz toxiques en cas d’incendie.

La simplicité de pose

Ce critère est essentiel et déterminant dans le choix de votre isolant. En général, un produit qui se pose facilement est plus efficace, car il évite les ponts thermiques.

L’inflammabilité

Vérifiez que votre isolant n’est pas inflammable. Dans le cas contraire, il faut le protéger du feu.

La longévité de l’isolant et ses performances phoniques

Prenez en compte la longévité de l’isolant que vous choisirez. Pensez également à allier isolation thermique et phonique : certains isolants thermiques ont également des qualités d’isolation phonique intéressantes.

Décrypter les étiquettes de performance des matériaux isolants

Quel isolant thermique pour quel usage ?
Les points à vérifier pour choisir un isolant thermique

La classification des émissions dans l’air intérieur correspond à une note donnée au composant sur son émission de polluants volatiles. La note A+ est la meilleure est correspond à une très faible émission.


Les isolants minéraux sont constitués principalement de ressources minérales vierges ou issus en partie du recyclage. Ce sont les produits d’isolation les plus répandus en France.

Les laines minérales, le bon rapport qualité/prix pour tout support

Les laines minérales conviennent à tout type de paroi : mur, toiture, plancher, cloison. La largeur de la gamme proposée répond à chaque besoin d’isolation pour un excellent rapport qualité/prix.

Les laines minérales, le bon rapport qualité/prix pour tout support

Les laines minérales existent en différents formats et épaisseurs :

  • Panneaux semi-rigides (épaisseur de 45 à 400 mm)
  • Rouleaux (épaisseur de 45 à 400 mm) nus ou revêtus d’un pare-vapeur en kraft, ou collés sur des panneaux de plaques de plâtre
  • Flocons à souffler ou insuffler dans les combles notamment
Les isolants d’origine minérale
Les isolants d’origine minérale
  • La laine de verre

Utilisée pour l’isolation thermique ou comme absorbant acoustique, la laine de verre est produite à partir de sable et de verre recyclé (calcin).

Elle est en général revêtue d’un pare-vapeur en kraft pour maintenir sa résistance thermique et augmenter sa durabilité en présence d’humidité.

Les isolants d’origine minérale
  • La laine de roche

Issue de la roche volcanique et naturellement incombustible, la laine de roche possède de bonnes qualités d’isolation thermique et acoustique, et protège également les bâtiments des incendies.

Elle diffère principalement de la laine de verre par sa densité. Plus importante, elle peut être utilisée comme support d’enduits ou sous-étanchéité de toitures plates.

La manipulation des laines minérales est cependant désagréable (irritations, micro-coupures). De plus, les laines minérales sont peu efficaces si elles sont installées dans des pièces humides.

La bonne info

Les laines minérales sont recyclables. Pensez à les rapporter à la déchetterie.

Les autres isolants d’origine minérale

La perlite, la vermiculite se trouvent généralement sous format vrac, en granulats de 0 à 20 mm, ou en vrac bitumé, incorporés au béton.

Les autres isolants d’origine minérale

Insensible aux rongeurs et à la vermine, la perlite est une roche volcanique siliceuse alors que la vermiculite est une roche micacée. Ces matériaux sont obtenus par cuisson de granules à des températures de 1 100 à 1 200°C. Sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, les granulats s’expansent, augmentant ainsi leur capacité d’isolation.

Leur grande résistance à la compression au feu et à l’humidité rendent ces matériaux particulièrement utilisés en isolation des combles perdus, de toiture terrasse ou incorporés dans des bétons isolants.

Il existe d’autres isolants comme l’argile expansée, moins courant, fabriqué de façon similaire à la vermiculite et à la perlite, ou encore le verre cellulaire, fabriqué à base de verre broyé auquel on ajoute du carbone. Ce dernier offre une bonne isolation phonique et thermique et se trouve parfois en panneaux.


Les isolants synthétiques sont en mousse à base de plastique alvéolaire (polystyrène expansé ou extrudé, polyuréthane). Dépourvus de sensibilité à l’humidité, ces matériaux peuvent être particulièrement indiqués pour le traitement des zones fortement soumises à l’humidité (soubassement, sous-dalle...). Il sont également utilisés en isolation par l’extérieur.

Les isolants d’origine synthétique
Les isolants d’origine synthétique

Avantage :

  • Économique et résistant
  • Peut être utilisé comme support d’enduit en isolation thermique extérieure

Limites :

  • Peu de résistance à la diffusion de vapeur d’eau, rendant le matériau inadapté à l’isolation d’un bâtiment ancien
  • Propriétés d’isolation acoustique faibles

Limites :

  • Peu de résistance à la diffusion de vapeur d’eau, rendant le matériau inadapté à l’isolation d’un bâtiment ancien
  • Propriétés d’isolation acoustique faibles

On le trouve en panneaux rigides de 20 à 300 mm d’épaisseur, nus ou collés sur des panneaux de plaques de plâtre.

Le polystyrène extrudé (PSX)

Cet isolant à cellules fermées a une peau de surface étanche à l’air. Les polystyrènes extrudés diffèrent des polystyrènes expansés essentiellement par leur plus grande résistance à la compression et à l’humidité.

Les isolants d’origine synthétique

Avantages :

  • Résistance à la compression
  • Adapté aux milieux humides

Limite :

  • Peu de résistance à la diffusion de vapeur d’eau, rendant le matériau inadapté à l’isolation d’un bâtiment ancien

On le trouve sous le format de panneau rigide (épaisseur de 30 à 120 mm), nu ou collé sur des panneaux de plaques de plâtres.

Le polyuréthane (PUR)

Le polyuréthane (PUR)

Avantages :

  • Résistance à la compression
  • Adapté aux milieux humides
  • Conductivité thermique très faible

Limite :

  • Peu de résistance à la diffusion de vapeur d’eau, rendant le matériau inadapté à l’isolation d’un bâtiment ancien

Il existe en panneaux rigides revêtus sur les 2 faces dont l’épaisseur varie de 20 à 120 mm.


Fibre de bois, lièges, chanvre, plumes et laines de mouton constituent des isolants naturels qualifiés « d’isolants biosourcés ». Leur matière première provient de ressources renouvelables issues de l’agriculture ou de l’industrie du bois.

À la différence des autres types de matériaux d’isolation, la majorité des matériaux biosourcés présentent une forte perméabilité à la vapeur d’eau et une bonne régulation de l’humidité. Ces isolants sont particulièrement intéressants pour la rénovation du bâti ancien, pour lequel il faut assurer la continuité des transferts d’humidité dans les parois.

Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

La ouate de cellulose

La ouate de cellulose est obtenue à partir de papiers recyclés, auxquels sont ajoutés des additifs pour assurer la résistance au feu et aux moisissures du produit.

La ouate de cellulose est utilisée comme isolant depuis les années 1930 aux États-Unis et en Scandinavie, où plusieurs centaines de milliers de bâtiments privés et publics ont choisi ce matériau.

Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

Avantages :

  • Prix compétitif
  • Large variété de produits proposés

Limites :

  • Risque de tassement en cas de non-respect des densités recommandées

On trouve la ouate de cellulose en vrac pour soufflage, insufflation et flocage ou en panneaux semi-rigides d’épaisseur de 45 à 140 mm.

La fibre de bois

La fibre de bois est issue de résidus de bois résineux. Elle offre une faible conductivité thermique pour une excellente isolation. Elle est particulièrement utilisée sous forme de panneaux denses pour assurer la fonction de pare-pluie en toiture ou en façade, ou pour assurer la fonction de support d’enduits dans le cas d’isolation par l’extérieur.

Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

Avantages :

  • Résistance à la compression
  • Diversité des produits et des applications
  • Peut servir de pare-pluie ou de support d’enduit

Limite :

  • Isolant qui n’est pas intégralement biodégradable en fonction des liants et adjuvants incorporés

Elle peut être proposée sous forme de fibres en vrac ou agglomérée pour former des panneaux plus ou moins denses de 22 à 240 mm.

Le liège

Le liège expansé est obtenu à partir du chêne liège. Il est utilisé depuis plus de 150 ans en isolation thermique et est le seul isolant biosourcé qui soit imputrescible, ce qui permet son usage en milieu humide (isolation des soubassements enterrés, sous chape, pièces humides…).

Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

Avantages :

  • Imputrescible
  • Capacité hygrothermique apportant une régulation thermique intéressante
  • Particulièrement adapté pour la rénovation du bâti ancien
  • Résistance au feu importante

Limite :

  • Temps de séchage relativement long pour les fortes épaisseurs mises en œuvre sur un chantier

On le trouve en panneaux semi-rigides ou en vrac pour une pose manuelle, insufflation, ou en incorporation dans des bétons légers.

Les laines biosourcées

Issues de l’économie circulaire, les laines biosourcées sont constituées de fibres végétales (bois, chanvre, lin, coton), de fibres textiles recyclées, de fibres d’origine animale (mouton) ou d’un mélange de ces matériaux. Ces laines sont texturées sous forme de rouleaux ou de panneaux grâce à l’ajout de fibres polymères (polyester principalement) et d’adjuvants pour assurer leur résistance au feu et aux moisissures.

Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

Avantages :

  • Mise en œuvre similaire à celle de laines minérales
  • Capacité d’absorption acoustique importante
  • Capacité hygrothermique relativement importante

Limite :

  • Isolant qui n’est pas intégralement biodégradable en fonction des liants et adjuvants incorporés
Les isolants biosourcés d’origine végétale ou animale

Deux types de conditionnement sont généralement possibles :

  • En vrac de fibres de bois, de chanvre, de laine de mouton et de textiles recyclés pour soufflage, insufflation, ou pose manuelle.
  • En panneaux semi-rigides ou rouleaux (épaisseur de 45 à 200 mm).

Les isolants multicouches minces réfléchissants, les isolants sous vides et aérogels constituent des compléments aux isolants d’origine minérale, végétale, animale et synthétique.

Les isolants techniques
Isolant mince réfléchissant (IMR)

Isolant mince réfléchissant (IMR)

Cet isolant permette de réduire les échanges thermique et possède de nombreuses appellations : isolant mince multicouche, Isolant Mince Réfléchissant (IMR), isolant thermo-réflectif, films minces réfléchissants, Produit Mince Réfléchissant (PMR).

Isolant mince réfléchissant (IMR)

Ces isolants sont constitués d’un ensemble de couches comprenant des mousses synthétiques, des feutres de fibres biosourcées ou minérales, des bulles d’air emprisonnés sous un film plastique et des films réfléchissants. L’ensemble est pris en sandwich entre 2 films protecteurs réfléchissants en aluminium. Selon la composition des couches et leur nombre, les performances de l’isolant varient.

Ces matériaux ne doivent être considérés que comme des compléments d’isolation. Leur performance thermique est trop faible pour constituer une isolation complète, ils se posent donc en plus d’un isolant classique. Ils possèdent cependant des caractéristiques complémentaires comme leur résistance à la vapeur d’eau.

Isolant sous vide (PIV)

Enveloppés d’un revêtement multicouche à base de polymère et d’aluminium, ces panneaux présentent une conductivité de l’ordre de 0,005 W/m.K. Si cette performance rend ces produits très intéressants pour réduire l’épaisseur des isolants à résistance thermique constante, leur vulnérabilité à la perforation de l’enveloppe étanche les rend délicats à utiliser dans l’habitat. Leur pérennité n’est également pour le moment pas assurée d’autant qu’ils ont un coût non négligeable.

Pour toutes vos questions, nos experts en magasin sont à votre écoute et vous accompagnent dans vos projets.