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Comprendre les cloisons

Quel type de cloison choisir ?

Vous avez envie de modifier l’agencement de votre habitation en modulant son espace intérieur, ou vous avez besoin d’une pièce de plus ? Poser des cloisons apparaît comme la solution idéale et pratique pour créer de nouveaux espaces et installer des séparations, fixes ou mobiles, entre deux pièces ou même à l’intérieur d’une même pièce. 
Faciles à mettre en œuvre et disponibles dans une grande variété de matériaux, les cloisons permettent de modifier les volumes en délimitant différents espaces de vie et même d’améliorer l’isolation thermique ainsi que l’isolation acoustique au sein de votre logement. 

Avant de vous lancer dans vos travaux de rénovation, découvrez notre guide sur les différents types de cloisons qui existent afin de choisir les produits qui correspondent à vos besoins.

Comprendre les cloisons

Quels sont les différents types de cloisons ?

Qu’est-ce qu’une cloison ?

Schéma maison avec différence entre murs porteurs et cloisons

Une cloison désigne toute paroi verticale séparant les volumes à l’intérieur d’un bâtiment, à l’exception des murs de refend (murs porteurs intérieurs). 

Ainsi, la cloison se distingue d’un mur puisque ce dernier est un élément structurel porteur destiné à soutenir et à stabiliser la structure. Par définition, une cloison n’est donc pas porteuse. 

Pour différencier une cloison d’un mur, il suffit d’en mesurer l’épaisseur. L’épaisseur d’une cloison est généralement comprise entre 5 cm et 15 cm, selon la nature des matériaux utilisés et leur mise en œuvre. 

Autre indice, la sonorité de la paroi : alors qu’un mur rendra un son lourd et feutré du fait de sa densité, une cloison sonnera plutôt creux.

La bonne info

Dans des ouvrages anciens, certaines cloisons sont devenues porteuses au fil des ans. Si, dans le cadre de travaux de rénovation, vous avez besoin de démolir ces cloisons pour réaménager l’espace et que vous avez un doute, consultez les plans de construction et prenez au préalable conseil auprès d’un architecte, d’un maître d’œuvre ou d’un ingénieur structure. 
À défaut, votre responsabilité pourrait être engagée.

 - La cloison de séparation

La cloison de séparation ou séparative est destinée à assurer la séparation entre des logements d’habitation attenants ou à formaliser l’isolation entre les logements et les parties communes (couloirs, cages d’escalier, paliers d’étage…).

En ce sens, ce type de cloisons est soumis à des normes réglementaires avec une isolation acoustique minimum à respecter.
Dans la construction d’habitat neuf, la NRA 2000 (Nouvelle Réglementation Acoustique) exige d’atteindre des performances qui font appel à 2 notions : l’isolation acoustique et l’affaiblissement acoustique.

Le DnTA est un indicateur de performance défini par les normes européennes. Exprimé en décibels (dB), il définit l’isolation acoustique en réponse à un bruit donné. Il se mesure entre 2 pièces (DnT,A) ou entre l’extérieur du bâtiment et une pièce située à l’intérieur de la construction (DnT,A,tr).

La NRA 2000 exige un DnTA de :

•    53 dB entre les logements ou pièces attenants
•    55 dB entre les pièces principales d’un logement et un parking
•    58 dB entre ces mêmes pièces et un local d’activité commerciale ou artisanale
•    30 dB entre le logement et les bruits aériens (avions, routes, transports…)

Les différentes types de cloisons

La NRA 2000 exige un DnTA de :

  • 53 dB entre les logements ou pièces attenants
  • 55 dB entre les pièces principales d’un logement et un parking
  • 58 dB entre ces mêmes pièces et un local d’activité commerciale ou artisanale
  • 30 dB entre le logement et les bruits aériens (avions, routes, transports…)

 - La cloison distributive

Également appelée cloison légère, la cloison distributive est la cloison qui se trouve à l’intérieur des habitations. Le rôle de cette cloison est de diviser l’espace intérieur pour aménager et séparer les différentes pièces selon leur fonction respective. 
Les cloisons distributives, qui sont donc des cloisons intérieures, peuvent être de 2 types : cloisons fixes ou mobiles.

Couloir en chantier

•    Les cloisons fixes

Les cloisons fixes sont des cloisons maçonnées dites de seconde œuvre, qui sont montées après la construction de la structure porteuse de l’habitation.

La construction des cloisons fixes est réalisée soit par un montage humide au mortier ou à la colle (parpaing, brique, carreaux…), soit par un montage à sec par vissage sur une ossature (plaque de plâtre, panneau alvéolaire…).

Du fait de leur nature et de leur mise en œuvre, les cloisons fixes ne sont pas destinées à être déplacées régulièrement. En plus de leur fonction distributive, ces cloisons intérieures peuvent assurer l’isolation thermique et/ou l’isolation phonique des pièces.

Cloison séparant chambre de 2 enfants

•    Les cloisons mobiles ou amovibles

Les cloisons mobiles sont le plus souvent décoratives. Faciles à installer, ces types de cloisons intérieures peuvent au besoin être rapidement retirées.

Les cloisons mobiles comprennent les panneaux amovibles, les claustras (cloisons légères ajourées) et les lames orientables. 

Elles n’ont d’autre vocation que de délimiter des espaces intérieurs sans recherche d’isolation thermique et/ou d’isolation phonique. 

Ces cloisons intérieures permettent par exemple de créer un coin bureau dans un salon, ou encore de séparer une chambre à coucher en deux. 

Par le matériau qui les compose et leur mode de montage, les cloisons amovibles sont forcément des cloisons distributives.

 - La contre-cloison ou cloison de doublage

Appelée aussi cloison de doublage, une contre-cloison a pour but d’assurer l’isolation d’un mur de structure ou d’une cloison séparative pleine. La cloison de doublage est montée contre la face intérieure du mur ou de la cloison.

Le montage d’une contre-cloison est identique à celui d’une cloison de distribution humide ou sèche. La contre-cloison présente donc les mêmes avantages et inconvénients selon les matériaux qui la composent et suivant la mise en œuvre effectuée. 

Ce type de cloison intègre le même type de matériaux isolants (laine minérale, de coton, ouate…) sous forme de panneaux rigides ou semi-rigides, ou sous forme de rouleau souple en fonction des produits. L’épaisseur de la contre-cloison varie suivant le niveau d’isolation thermique recherché : plus le coefficient de résistance thermique (R) est élevé, meilleure est l’isolation. Ce coefficient d’isolation thermique s’exprime en W.m².K (watt par m² et par degré Kelvin).

La contre-cloison isolante est refermée par des matériaux de maçonnerie à montage humide (briques, carreaux…) ou par des plaques de parement vissées sur une ossature rapportée.

  • Contre-cloison à montage humide :
Les différentes types de cloisons
  • Contre-cloison à montage sec sur ossature :
Les différentes types de cloisons
La bonne info

La mise en œuvre des contre-cloisons doit respecter les normes DTU 25-41 et DTU 25-42.  Un DTU (Document Technique Unifié) est une l’une des normes françaises NF reconnue au niveau européen. C’est la référence commune pour toutes les professions du bâtiment.  Si le DTU n’est pas respecté lors de vos travaux, cela peut entraîner l’exclusion des garanties offertes par l’assurance.

Cloison humide ou cloison sèche?

Il existe 2 catégories de cloisons fixes : les cloisons humides et les cloisons sèches. Ces deux types de cloisons se définissent par la mise en œuvre de l’assemblage de leurs matériaux.

Les différentes types de cloisons

 - Les cloisons humides

Les cloisons humides sont généralement constituées de matériaux tels que des blocs de parpaing, des briques en terre cuite ou en verre, des carreaux de plâtre ou des carreaux de béton cellulaire.

 Les cloisons humides s’assemblent par collage avec un mélange humide de mortier, de plâtre ou de la colle.

personne fixant une plaque de plâtre sur une ossature

 - Les cloisons sèches

On appelle cloison sèches des cloisons composées de plaques de parement fixées par vissage sur une ossature en métal ou en bois. 

Il faut donc au préalable mettre en place une structure rigide sur laquelle les plaques viendront se fixer. 

Ces plaques peuvent être réalisées en différents matériaux : plaque de plâtre, plaque cellulosiques, plaque de ciment hydrofuge ou panneau alvéolaire.

Ossature métallique avec plaques de plâtre

L’ossature métallique est composée de 3 éléments : 

•    Les rails : Fins et en forme de U, ils se fixent en premier lieu au sol et au plafond de la pièce concernée sur le tracé d’implantation de la cloison.

•    Les montants : Plus épais avec un profilé légèrement recourbé, ils s’insèrent dans les rails et peuvent être doublés pour recevoir le matériau isolant dans leur forme en U. 
Pourvus de trous pour permettre le passage des gaines électriques, ils doivent être espacés de 60 cm. 
Si la cloison est destinée à être carrelée, l’espace à prévoir entre les montants (entraxe) est de 40 cm.

•    Les fourrures : En forme de U mais plus plates et au profil recourbé, elles sont utilisées pour la réalisation de faux-plafonds ou de certaines contre-cloisons. 
En contre-cloison, elles sont maintenues à l’aide de connecteurs clipsés sur un appui intermédiaire fixé au mur à mi-hauteur. 
En plafond, elles se clipsent sur des cavaliers métalliques vissés sur des suspentes (points d’ancrage de l’ossature au plafond).

  • Dans les pays anglo-saxons, l’ossature des cloisons est généralement effectuée en bois :
     

  • Schéma composition cloison en bois
  • En France, la création de l’ossature est plus souvent réalisée avec des rails, montants et fourrures métalliques. Ces éléments métalliques sont disponibles en plusieurs largeurs et longueurs pour réaliser une cloison plus ou moins haute et épaisse en fonction notamment de l’isolation thermique et phonique souhaitées :

Les différentes types de cloisons

Ossature à simple ou double montants ? 

Deux techniques sont envisageables pour installer une ossature de cloison. Le choix de la technique a ensuite une incidence sur l’insertion du matériau isolant et le vissage des plaques de parement.

Schéma avec zoom ossature métalique à simple montant

 - Ossature à montant simple

Si vous souhaitez insérer un matériau isolant, vous ne pourrez le faire que d’un seul côté du montant. 

Il est alors recommandé d’appliquer un adhésif à cheval sur le montant contigu et le matériau isolant, pour le maintenir en place et éviter qu’il ne s’affaisse dans le temps. 

Cette technique vous permet d’économiser sur la fourniture de montants.

Schéma avec zoom ossature métalique à double montant

 - Ossature à montants doubles

Cette technique est plus pratique pour mieux retenir le matériau isolant car vous pourrez l’insérer entre chaque montant positionné dos à dos. 

Cette solution assure un bon maintien du matériau isolant et permet surtout de rendre la cloison plus rigide. 

Ce type d’ossature est d’ailleurs recommandée pour une cloison d’une hauteur dépassant 2,60 mètres.

La bonne info

Les montants métalliques présentent des trous espacés régulièrement sur toute la hauteur. Ces orifices facilitent le passage des gaines électriques et tuyaux d’alimentation en eau.

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Bandeau simulateur

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