Choisir les matériaux des cloisons
Quel matériau pour quel type de cloison ?
Le choix du matériau pour vos travaux de cloisonnement intérieur est une étape cruciale dans un projet de construction ou de rénovation. Traditionnellement, on distingue deux grandes familles : les cloisons humides et les cloisons sèches. Une cloison humide est généralement réalisée dans des matériaux comme la brique, les plaques de ciment ou le carreau de plâtre. Assemblés à l’aide de mortiers ou de colles, ils offrent une bonne isolation thermo-acoustique, mais leur installation peut être longue et salissante. Une cloison sèche est constituée de plaques ou de panneaux vissés sur une ossature métallique. En plus d’une pose plus rapide et plus propre, ils offrent une grande variété de finitions. Cependant, leur performance en termes d’isolation peut être moindre.
Découvrez notre guide pour savoir quel matériau choisir pour une cloison.
Quels sont les critères de choix pour le matériau d'une cloison ?
Plusieurs critères déterminent le choix des matériaux : la destination de la pièce à cloisonner, son emplacement dans la maison, mais aussi la facilité de pose et le prix, ainsi que la possibilité d’y intégrer vos divers circuits (électricité, eau…).
La destination de la pièce
Performances thermoacoustiques et la capacité à résister à l’eau et au feu sont des éléments importants pour choisir des matériaux correspondant aux besoins du nouvel espace.
L’isolation thermique est essentielle pour assurer le confort thermique dans la maison et réduire les factures d’énergie. Deux critères sont à connaître et à prendre en compte :
• Le coefficient de conductivité thermique (λ), plus il est faible, meilleure est l’isolation. Elle s'exprime en W/(m.K).
• La résistance thermique (R) qui indique la capacité d’un matériau à s’opposer au passage de la chaleur. Plus cette valeur est élevée, meilleur est l'isolant. Elle s'exprime en m².K/W.
Ces critères sont d’autant plus importants lorsqu’une cloison est en contact avec un local non chauffé. Elle doit alors répondre aux mêmes exigences que celles appliquées aux murs extérieurs. Il faut toutefois tenir compte de la température ambiante dans ce local.
Voici la formule pour calculer la résistance thermique (R) d’un matériau :
• L’isolation acoustique
Elle est essentielle afin d’assurer un confort sonore optimal dans la maison. D’une manière générale, les chambres et les bureaux doivent avoir une bonne isolation acoustique. C’est aussi le cas d’une buanderie destinée à accueillir machine à laver et sèche-linge, si celle-ci doit être aménagée près de vos pièces à vivre.
Le matériau d’une cloison a une influence directe sur l’atténuation des bruits. Par exemple, un matériau dense et lourd, comme le BA13, est plus efficace dans l’atténuation des bruits aériens.
Voici un comparatif des performances thermiques et acoustiques des matériaux de cloisonnement :
Ce classement est indicatif et peut varier selon les spécificités de chaque matériau. Il est toujours recommandé de consulter les fiches techniques des fabricants qui contiennent des informations précises.
• La résistance à l’eau
La capacité à résister à l’eau est un critère primordial dans les espaces humides. L’humidité peut provenir de différentes sources : infiltrations d’eau, vapeur d’eau produite par la douche, le bain ou la cuisine. Si elle n’est pas correctement gérée, elle peut entraîner des problèmes de moisissures, de dégradations des matériaux et des problèmes de santé.
Si vos travaux d'aménagement concerne une pièce d’eau, choisissez un matériau hydrofuge, spécifiquement conçu pour résister à l’eau. Les carreaux de plâtre hydrofuges peuvent être utilisés dans des zones peu exposées aux projections d’eau, comme les murs des sanitaires. Plus onéreux, les carreaux de ciment hydrofuges sont, quant à eux, recommandés dans les zones très exposées aux projections d'eau comme la douche.
• La résistance au feu
La capacité d’une cloison à résister au feu est un critère essentiel à prendre en compte afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens en cas d’incendie. Elle est évaluée selon différents critères, notamment la durée pendant laquelle la cloison peut résister à la chaleur sans s’effondrer (étanchéité), sa capacité à éviter la propagation des flammes et fumées, ainsi que son intégrité (maintien de sa structure).
Les performances en matière de résistance au feu varient considérablement en fonction du matériau utilisé et de l’épaisseur de la cloison. Par exemple, un panneau alvéolaire est généralement moins résistant qu’une plaque de plâtre ignifugée ou un bloc de béton cellulaire. Cependant, il existe des panneaux alvéolaires à haute performance, capables de résister au feu pendant plusieurs heures.
Le poids
Le poids est un élément important à prendre en compte. En effet, si vous souhaitez cloisonner l’étage de votre maison, les matériaux doivent être plus légers que ceux employés au sous-sol ou au rez-de-chaussée.
• Au rez-de-chaussée et au sous-sol, les planchers sont généralement conçus pour supporter des charges importantes, le choix est donc plus large. Les matériaux denses, comme les blocs de béton ou le placo, offrent de bonnes performances thermoacoustiques.
• À l’étage, sauf si vous disposez d’un plancher hourdi ou d’une dalle béton, évitez les matériaux lourds comme les blocs de ciment ou certains carreaux. Le placo, les panneaux de particules ou les blocs de béton cellulaire sont des solutions intéressantes.
L'intégration des circuits électriques
Les cloisons sèches, de par leur composition, offrent très facilement cette possibilité.
Des trous sont prévus dans l’ossature métallique pour le passage des gaines.
Une fois les plaques vissées, celles-ci sont cachées.
Il faut juste penser à ménager un passage afin de pouvoir sortir les fils aux emplacements des futurs prises, interrupteurs ou appliques.
Les panneaux alvéolés permettent également une intégration simple des circuits électriques. Les câbles se logent dans leurs alvéoles et le passage des gaines est facilité.
Pour les cloisons pleines de type béton cellulaire, une saignée d’encastrement doit être réalisée.
Découvrez en vidéo comment réaliser une saignée dans un mur en brique :
Votre niveau de bricolage
Le manque d’expérience n’est pas un obstacle à la réalisation de travaux de cloisonnement. La difficulté varie selon le matériau, tout comme le budget. Les types de cloisons les plus faciles à poser ne nécessitent ni outils spécifiques ni compétences particulières.
D’autres demandent des connaissances moyennes en bricolage et l’utilisation d’outils courants. En revanche, certains exigent une bonne maîtrise des techniques de maçonnerie et l’utilisation d’outils spécifiques.
Ce tableau indique le degré de difficulté de pose ainsi que le prix plus ou moins élevé de chaque matériau :
Les matériaux des cloisons humides
Une cloison humide est exposée à l’eau de manière régulière, comme dans une salle de bain ou une cuisine. Les matériaux utilisés doivent donc être résistants à l’humidité, aux moisissures et aux produits d’entretien. Parmi les plus courants se trouvent les briques, les blocs de béton cellulaire ou les carreaux de plâtre.
Ces éléments sont assemblés avec du mortier, du plâtre ou de la colle. Avec une épaisseur comprise entre 5, 10 voire 15 cm, ce type de montage est idéal sur de petites surfaces. La mise en œuvre peut être plus ou moins délicate et la finition plus ou moins longue suivant le matériau employé.
- Le parpaing : robuste et durable
Appelé aussi bloc de béton ou aggloméré, le parpaing est un élément de maçonnerie moulé principalement utilisé dans la construction de murs extérieurs de la maison. Il permet aussi d’édifier des murs intérieurs, y compris dans les pièces soumises à une forte humidité comme les salles de bains.
Robuste et durable, il offre une excellente résistance mécanique et une bonne isolation phonique. Capable de supporter des charges importantes, il est tout à fait adapté à la réalisation de cloisons autoportantes ou devant supporter des éléments tels que des étagères ou des meubles suspendus.
En environnement humide, privilégiez les parpaings hydrofuges. Les joints doivent être soigneusement réalisés et remplis d’un mortier hydrofuge. Une membrane d’étanchéité est également fortement recommandée, surtout si la cloison est soumise à des projections d’eau importantes.
Bien que plus lourd que d’autres matériaux, comme le béton cellulaire, le parpaing offre une durabilité et une robustesse inégalées.
- La brique : résistante et légère
La brique est un élément de maçonnerie en terre cuite qui résiste naturellement à l’humidité.
Elle offre une bonne solidité structurelle et une excellente inertie thermique, régulant ainsi l’humidité ambiante et assurant un meilleur confort en été.
Sa capacité d’isolation acoustique dépend grandement de sa masse : les briques pleines sont généralement plus isolantes que les modèles creux ou alvéolaires.
Parmi les différents types existants, la brique perforée présente les avantages les plus intéressants pour une cloison humide.
En effet, les perforations permettent une meilleure circulation de l’air et limitent le risque de condensation.
Sa pose est facilitée par sa légèreté.
Elle est donc idéale pour les murs de douche ou les séparations entre deux pièces humides.
La brique monomur hydrofuge peut également être adaptée à une cloison humide non exposée à des projections d’eau importantes.
La brique pleine n’est, quant à elle, pas le matériau le plus adapté dans les zones sujettes à une forte humidité.
Elle est à préférer pour des cloisons non soumises à des projections d’eau, comme les murs de la cuisine.
- Le carreau de plâtre hydrofuge : isolant et résistant
Les carreaux de plâtre pleins intègrent un produit hydrofuge directement dans leur masse, ce qui les rend particulièrement résistants à l’humidité ambiante et aux projections d’eau régulières. Ils sont notamment parfaits en cloison de douche à l’italienne. Leur structure pleine leur confère également une bonne résistance mécanique.
Cette robustesse s’accompagne d’une surface lisse, permettant une finition soignée et facilitant la pose de revêtements muraux (peinture, carrelage, papier peint, lambris…). Toutefois, ils sont plus lourds que les versions alvéolées, ce qui peut compliquer leur mise en place, et leur coût est souvent légèrement supérieur.
Plus légers, les modèles alvéolés hydrofuges sont aussi plus performants thermiquement et phoniquement et souvent proposés à prix compétitifs. Cependant, leur structure alvéolée les rend moins résistants aux chocs et à l’humidité. Ils restent adaptés dans des zones où l’exposition directe à l’eau est moins fréquente qu’au niveau d’une douche, comme celles autour des lavabos ou des baignoires.
Retrouvez nos conseils pour monter une cloison en carreaux de plâtre en vidéo :
- Les plaques isolantes armées : performantes et esthétiques
Composées de fibres de verre noyées dans du ciment, elles intègrent un cœur isolant en polystyrène extrudé (XPS). Ce dernier est un excellent isolant thermique et réduit les nuisances sonores. Hydrofuges, elles sont une alternative performante et esthétique pour l’aménagement d’une pièce humide.
Appelées aussi plaques à carreler, elles sont dédiées aux zones humides (salle de bains, cuisine). Leur revêtement armé en surface les rend particulièrement solides et facilite la pose du carrelage.Elles existent en plusieurs épaisseurs afin de répondre à tous les besoins :
• De 4 à 13 mm : à coller directement sur un support sain et plat ou à fixer sur les montants d’une ossature métallique. Idéal pour les rénovations et les petites surfaces.
• 50 et 80 mm : semblable à un panneau autoportant isolant à carreler qu’il suffit de coller au sol et au plafond. Parfait pour les parois autoportantes de douches à l’italienne, par exemple.Polyvalente, résistante et facile à installer, la plaque isolante armée est particulièrement prisée pour créer des douches à l’italienne, des revêtements muraux, des meubles sur mesure et des éléments de cloisonnement.
- Les plaques de ciment hydrofuges : une protection extrême
Elles sont constituées d’une âme en ciment, de minéraux, de fibres de renfort (billes de polystyrène ou d’argile expansé) et d’additifs.
Elles sont encore plus résistantes aux chocs et à l’humidité que le placo, tout en étant plus légères et plus faciles à manipuler. Elles ne gonflent pas, ne se ramollissent pas, ne s’effritent pas et ne se désagrègent pas au contact de l’eau. Polyvalentes et faciles à poser, elles offrent une surface lisse et plane qui est le support parfait pour tout type de revêtements : carrelage, peinture, enduit, lambris, papier peint.Chères à l’achat, elles sont en général réservées aux aménagements nécessitant une résistance exceptionnelle à l’humidité : douche à l’italienne, tablier de baignoire, spa, hammam, piscine…
- Le carreau de béton cellulaire : solide, léger et naturellement hydrofuge
Le carreau de béton cellulaire est un bloc de maçonnerie constructive composé de sable, de chaux, de ciment, de poudre d’aluminium et d’eau. Il est tout aussi solide que la brique ou le parpaing, mais plus léger, ce qui permet de le poser sur des planchers peu résistants.
Il résiste naturellement à l’humidité comme aux projections d’eau et peut être traité avec des produits hydrofuges pour une protection renforcée. Grâce à sa structure poreuse, il offre également d’excellentes performances d’isolation thermoacoustique. Autant d’atouts qui le rende particulièrement adapté à la réalisation de cloisons intérieures, notamment dans un espace humide comme la salle de bains et la cuisine.
Le béton cellulaire se décline en différents formats et profils afin de s’adapter à tous types d’aménagements :
• Le carreau lisse : parfait pour les finitions lisses et les revêtements muraux.
• Le carreau à emboîtement : facile à poser grâce à son système d’emboîtement.
• Le carreau courbe : permet des aménagements originaux et s’adapte aux formes arrondies.
La pose des carreaux de béton cellulaire est simple et rapide. Dans les zones soumises à une forte humidité, il est recommandé d’utiliser des joints spécifiques et d’appliquer un revêtement étanche sur les murs (carrelage, peinture spéciale zone humide, lambris PVC).
Découvrez en vidéo comment monter une cloison en béton cellulaire :
- Les briques de verre : esthétiques et lumineuses
Les briques de verre, appelées aussi pavés de verre, sont des éléments de construction en verre massif ou constituées de deux demi-briques creuses réunies par soudure à chaud. Elles offrent une solution de cloisonnement originale en laissant passer la lumière naturelle.
Les briques de verre sont particulièrement prisées dans les pièces d’eau où elles apportent de la luminosité tout en préservant l’intimité. Bien choisies et posées, elles résistent à l’humidité et aux projections d’eau, mais aussi aux chocs. Elles sont également très performantes thermiquement et phoniquement.
Disponibles dans une large gamme de couleurs (incolore, vert, bleu, rose, rouge…) et de textures (ondulé, quadrillé, lisse, opaque, bullé...), elles permettent de créer des ambiances personnalisées.
Le pavé de verre reste toutefois assez lourd une fois monté en cloison, ce qui nécessite un plancher susceptible d’en supporter la charge (dalle en béton, chape ciment).
En montage traditionnel, dans une pièce d’eau, la pose de pavés de verre nécessite une certaine expertise. Les pavés se posent sur un profilé rempli de mortier-colle spécial zone humide. En fonction de la hauteur, chaque rangée peut ensuite être renforcée par des fers à béton.
Afin d’assurer une étanchéité parfaite, les joints sont réalisés avec un mortier-colle souple et hydrofuge. Une fois les joints secs, il est conseillé d’appliquer un produit hydrofuge pour une protection supplémentaire.
Pour faciliter la mise en œuvre, les fabricants ont développé un système avec des profilés de liaison en PVC à coller au pistolet à cartouche.
Pour gagner du temps, les fabricants ont aussi créé des châssis modulaires maçonnés en bois, en acier ou en PVC. Ils sont composés de modules préassemblés de 4, 6 ou 8 pavés.
Quel que soit le type de pose, il est recommandé de prévoir un joint de dilatation au niveau du sol et du plafond afin d’éviter les fissures dues aux mouvements du bâtiment.
- Les matériaux naturels : sains et isolants
Pour répondre aux enjeux environnementaux, des matériaux naturels comme la terre crue et la paille font leur grand retour dans la construction. Grâce à leur forte inertie thermique, ils permettent de réguler la température intérieure et d’améliorer le confort acoustique.
Ces matériaux nécessitent toutefois des traitements spécifiques pour les rendre adaptés aux cloisons humides. Les briques de terre crue doivent être traitées avec des produits hydrofuges, tandis que la paille compressée doit être protégée par des enduits spécifiques.D’autres matériaux vertueux comme le chanvre ou le bois massif peuvent également être envisagés pour les cloisons des pièces humides, à condition d’être également traités de manière appropriée. Il est recommandé de faire appel à des professionnels expérimentés afin de garantir une pose performante.
Les matériaux des cloisons sèches
La pose de cloisons sèches est incontournable lors des travaux d’aménagement et de rénovation d’intérieur. Principalement constituées de plaques de placo vissées sur une ossature en métal ou en bois, elles offrent une grande flexibilité et une pose rapide. Leur épaisseur standard, comprise entre 7 cm et 10 cm, les rend adaptées à la plupart des cloisonnements.
Légères et faciles à réaliser, les cloisons sèches permettent de créer des espaces personnalisés, même dans des configurations complexes comme les combles. De plus, elles facilitent l’encastrement des réseaux (électricité, alimentation d’eau, évacuation) et offrent d’excellentes performances en termes d’isolation thermoacoustique.
Les cloisons sèches peuvent être réalisées avec différents types de matériaux. Petit tour d’horizon...
- Les plaques de plâtre : légères, économiques et polyvalentes
Largement utilisées dans la construction pour réaliser des cloisons sèches, elles sont légères et polyvalentes. Elles permettent de cloisonner rapidement de grandes surfaces et des hauteurs sous plafond importantes. D’épaisseurs variées, elles offrent de nombreuses options et différents niveaux de performance leur permettant de s’adapter à tous les usages.
Elles se différencient en premier lieu par leur composition (identifiable à leur couleur) :
• Les plaques standard (grises) sont les plus répandues dans nos habitations.
Elles sont destinées aux cloisons et coffrages en pièces sèches (chambre, salon, couloir…).
Faciles à mettre en œuvre, elles offrent un bon rapport qualité/prix.
• Les plaques hydrofuges (vertes) sont destinées aux cloisons en pièce humide (salle de bains, cuisine…), elles limitent la condensation et la moisissure.
Elles sont traitées avec un produit hydrofuge qui leur confère une meilleure étanchéité.
• Les plaques acoustiques (bleues/violettes) permettent de réduire la transmission des bruits aériens.
Elles contiennent des adjuvants qui augmentent leur masse et leur densité, améliorant ainsi leur performance acoustique.
• Les plaques ignifugées (roses) sont conçues pour ralentir la propagation du feu.
Elles sont destinées à la réalisation de cloisons ou coffrages devant résister au feu (abords de cheminée, local de chaufferie…).
Leur composition intègre des matériaux ignifuges.
Il existe aussi des plaques cintrables, souples, qui permettent de réaliser des formes courbes. Celles à haute densité se montrent plus robustes face aux chocs et sont utilisées dans les lieux très sollicités (couloirs, écoles). Enfin, les plaques à haute performance combinent plusieurs propriétés (acoustique, résistance au feu, etc.).
Les plaques de plâtre se différencient également par la forme de leurs bords. Pour réaliser une cloison, les modèles à bords amincis (BA) sont un bon choix, faciles à jointoyer et adaptés à la plupart des applications, comme ceux à bords ronds amincis (BRA), similaires aux bords amincis, mais qui facilitent le lissage du joint. Cependant, selon les réalisations à entreprendre, sachez qu’il existe aussi des modèles à bords arrondis, utilisés pour les angles ou les finitions particulières, et à bords droits, qui nécessitent un biseautage avant le jointoiement.
Une fois jointoyé et apprêté, ce type de cloison accepte tous les revêtements muraux. Pour une finition rapide, vous pouvez recourir aux modèles pré-peints.
Retrouvez nos conseils de montage d'une cloison en placo en vidéo :
- La plaque cellulosique : isolante et durable
Cette plaque est faite à base de gypse et renforcée par des fibres de cellulose fortement comprimées. À noter que les fibres de cellulose utilisées sont généralement issues du recyclage de papier.
Plus légère que le placo, elle est également plus dense, ce qui la rend particulièrement résistante aux chocs et très dure. Il est ainsi possible d’y fixer des objets lourds sans montage de renforts. Elle offre aussi de très bonnes performances phoniques.
Faciles à percer, clouer, agrafer et scier, elle ne demande aucune préparation de fond (sous-couche) avant la pose du revêtement de finition.
- Le panneau alvéolaire : polyvalent et rapide à monter
Les panneaux alvéolaires ou alvéolés sont des matériaux légers, prêts à poser, parfaits pour un montage rapide de cloisons intérieures. Composés de deux plaques de plâtre de 13 mm d’épaisseur encadrant un cœur d’alvéoles en carton recyclé, ils offrent une alternative économique et facile à mettre en œuvre.
Comme les plaques de plâtre, ils se déclinent avec des joints à bords amincis, arrondis ou ronds amincis pour un assemblage simplifié. Leur pose se montre jusqu’à trois fois plus rapide que celle d’une cloison traditionnelle.
Disponibles en différentes dimensions et finitions, ils s’adaptent à une multitude de projets. Très légers et économiques, ils sont parfaits pour une pose en étage, y compris sur les planchers anciens en bois. Facilement démontables et réutilisables, ils permettent également la réalisation de cloisons modulaires.
En revanche, ils sont peu isolants thermiquement et laissent facilement passer le bruit. Leur légèreté se fait également au détriment de leur résistance au feu qui n’est que de 15 minutes.
À noter qu’ils existent en version standard ou hydrofuge.
- L’OSB : robuste et polyvalent
Les panneaux OSB (Oriented Strand Board) constituent une excellente alternative pour la réalisation de cloisons sèches.
Composés de copeaux de bois orientés et agglomérés sous pression, ils résistent très bien aux chocs et aux déformations, ce qui les rend parfaits pour les cloisons qui doivent supporter des charges importantes ou être soumises à des contraintes mécaniques. Ils offrent également de bonnes performances thermoacoustiques contribuant ainsi au confort de la maison.
Polyvalents, ils se prêtent à de nombreuses applications : cloisons intérieures, revêtements muraux ou planchers, notamment dans des structures à ossature bois. Rapides à mettre en œuvre, ils se coupent et se fixent facilement par vissage.
- Le MDF : isolant et facile à mettre en œuvre
Le MDF (Medium Density Fiberboard), ou panneau de fibres à densité moyenne, est un matériau de bois reconstitué composé de fibres de bois agglomérées sous pression. D’une grande polyvalence et facile à mettre en œuvre, il permet la création de cloisons intérieures, des faux plafonds, ou encore des niches et des étagères encastrées.
Sa surface lisse et homogène peut recevoir de la peinture, du papier peint, ou tout autre revêtement mural, garantissant des finitions impeccables. Il offre également de bonnes performances acoustiques et contribue à réduire la transmission des bruits à l'intérieur de la maison.
Il se montre toutefois moins résistant aux chocs que l’OSB et peut se déformer en cas d’humidité excessive.
Les cloisons amovibles
Les cloisons mobiles ou amovibles peuvent s’enlever ou se déplacer à loisir. Elles permettent de modifier facilement la configuration et les volumes d’un espace sans s’engager dans de lourds travaux. Fixées par vérins ou sur rails, elles sont constituées par la juxtaposition de panneaux préfabriqués faciles à mettre en œuvre. Ils peuvent être fixes, coulissants, repliables en accordéon ou pivotants.
- La cloison amovible sur vérins : flexible et esthétique
Idéale pour partager un petit espace et créer des séparations polyvalentes, la cloison amovible sur vérins est généralement proposée en kit à monter soi-même.
Grâce à leur système de fixation ingénieux, elles sont très faciles à installer et s’adaptent à toutes les configurations. Les panneaux sont maintenus en position verticale par des pieds réglables qui permettent d’ajuster la hauteur de la cloison et de compenser les éventuelles irrégularités du sol. La pose ne nécessite donc ni perçage ni vissage, ce qui permet de retirer ou déplacer un panneau (ou plusieurs) sans abîmer vos sols et vos murs.
En bois, métal, PVC, verre ou même papier, ils peuvent être pleins, ajourés ou composés de lames orientables afin de moduler la luminosité et l’intimité. Une solution pratique et esthétique pour aménager votre intérieur de manière flexible et personnalisée.
- La cloison mobile sur rails : isolante et fluide
Ses panneaux mobiles articulés sont guidés dans des rails profilés, généralement en aluminium, fixés au sol et/ou au plafond. Ce système permet à la cloison de s’étendre ou de se replier de façon très fluide selon deux modes :
• En version coulissante, les panneaux coulissent sur des rails, permettant de séparer l’espace en les juxtaposant, ou de l’agrandir en les plaçant les uns sur les autres. Ce mode de fonctionnement est notamment parfaitement adapté aux grandes ouvertures et offre une isolation thermoacoustique satisfaisante.
• En version accordéon, ils sont assemblés par des charnières type piano ou des bandes de jonction flexibles qui se plient et se déplient comme un accordéon. Ce système offre un gain de place important une fois replié, ce qui le rend particulièrement adapté aux petites ouvertures.
Les fixations
Vous souhaitez fixer un meuble ou des étagères sur une cloison ? Le choix de la fixation est crucial afin de garantir la sécurité et la durabilité de vos installations.
La fixation doit être adaptée à la nature du matériau et au poids de l’équipement à poser afin de garantir une fixation solide et durable.
Voici quelques solutions courantes :
Vérifiez toujours la charge maximale supportée par la fixation indiquée sur l'emballage.