Votre liste de souhaitsCréer un compteSe connecter

Comprendre l’installation électrique

Qu’est-ce qu’un réseau électrique ?

Se lancer dans une installation neuve ou une rénovation électrique nécessite avant tout de bien comprendre comment fonctionne un réseau électrique. De quoi est-il composé ? Quel est le rôle de chaque élément ? Quelles sont les garanties de sécurité ? Pensez également à vos besoins futurs (ajout d’équipement, extension de circuit…) car en anticipant, vous vous simplifierez la vie.

Comprendre l’installation électrique


Votre réseau électrique démarre à la sortie du disjoncteur général abonné et se compose de plusieurs éléments.

Un tableau électrique et un tableau de communication

Les éléments du réseau électrique

Le tableau électrique réunit les dispositifs de protection de votre installation électrique et constitue le point de départ de tous les circuits électriques de votre logement. Il assure la distribution du courant fort de votre réseau domestique.
Ce tableau est complété par un tableau de communication dédié à la distribution des courants faibles alimentant votre réseau de communication (internet, téléphone…).

Les éléments du réseau électrique

Des conducteurs

Ils permettent de conduire le courant du tableau électrique vers les différentes pièces de votre habitation. Ces conducteurs peuvent être des fils ou des câbles, ces derniers étant composés de plusieurs fils électriques regroupés dans une gaine.

Les éléments du réseau électrique

Des prises et interrupteurs

Ils constituent la finalité du réseau électrique et permettent d’alimenter vos points d’éclairage et autres équipements électriques.


En cas de fuite de courant, plusieurs éléments ont pour but de vous protéger des risques d’électrocution ou d’électrisation : la mise à la terre, la liaison équipotentielle et le parafoudre.

La mise à la terre

Elle assure une liaison entre tous les circuits de votre installation et le sol. Elle est associée au dispositif différentiel qui comprend les disjoncteurs ou interrupteurs différentiels dédiés aux circuits sensibles de votre habitation.

En cas de fuite de courant (défaut d’isolement) :

  • La mise à la terre évacue le courant vers le sol au lieu de se reporter sur les éléments potentiellement conducteurs de votre installation (appareils électroménagers par exemple).
  • Le dispositif différentiel assure la mise hors tension du circuit touché par une fuite de courant.
La sécurité de votre installation

1) Conducteurs de protection des circuits

2) Répartiteur de terre du tableau électrique

3) Conducteur principal de protection

4) Barrette de coupure de terre

5) Conducteur de terre

6) Prise de terre

La mise à la terre comprend donc :

• Les conducteurs de protection des circuits 

Il s’agit d’un fil de cuivre souple ou rigide (présentant une gaine protectrice jaune/vert) qui relie vos prises et points d’éclairage au répartiteur de terre de votre tableau électrique.

• Le répartiteur de terre du tableau électrique (ou bornier de terre)

Aussi appelé bornier de terre, c’est une barrette (verte) avec des connectiques sur laquelle on regroupe toutes les liaisons assurées par le fil de terre (circuits électriques…). Ce répartiteur assure la connexion du conducteur principal de protection avec tous les circuits.

• Le conducteur principal de protection

Il s’agit d’un épais fil de cuivre rigide (présentant une gaine protectrice jaune/vert) qui permet de raccorder la barrette de coupure au répartiteur de terre situé dans le tableau électrique.

• La barrette de coupure de terre

Également appelée barrette de mesure ou borne principale de mise à la terre, c’est une platine métallique qui assure la connexion entre le conducteur de terre et le conducteur principal de protection en liaison avec votre tableau électrique.

• Le conducteur de terre

Ce fil torsadé nu en cuivre de gros diamètre raccorde la prise de terre à la barrette de coupure.

• La prise de terre

C’est le point de contact avec la terre du sol. La méthode la plus courante, dite du piquet de terre, consiste à installer verticalement un ou plusieurs piquets en acier galvanisé dans la terre et à les raccorder au conducteur de terre. L’autre option, appelée méthode du fond de fouille, s’effectue en installant les conducteurs horizontalement dans la terre.

Important

Selon la norme, la prise de terre doit avoir une valeur de résistance maximale de 100 ohms.

La liaison équipotentielle

Votre habitation comporte divers éléments métalliques qui, bien que non électrifiés, peuvent devenir conducteurs en cas de fuite de courant et donc dangereux si vous les touchez. Le but de la liaison équipotentielle est de relier toutes les parties métalliques de votre habitation à la terre afin d’éviter les différences de potentiel, c’est-à-dire les différences de tension.

Une liaison équipotentielle doit notamment être réalisée sur une baignoire en fonte, une fenêtre en aluminium, un tuyau ou une canalisation (eau, gaz, chauffage)… Pour ce faire, il faut fixer un fil de terre en cuivre (ou en aluminium) sur la partie métallique de l’équipement et le connecter ensuite au répartiteur de terre dans le tableau électrique.

La liaison équipotentielle

Il existe 2 liaisons équipotentielles obligatoires :

• La liaison équipotentielle principale 

Elle relie toutes vos canalisations d’eau, de gaz, de chauffage ainsi que vos huisseries métalliques à la terre.

• La liaison équipotentielle supplémentaire

C’est la liaison équipotentielle de la salle de bains. Comme c’est une pièce humide, la conductivité et les risques d’électrocution sont accrus. Il est donc très important de relier tous les éléments métalliques à la terre :

  • Canalisations de chauffage
  • Tuyaux de vidange et d’alimentation en eau
  • Baignoire en fonte
  • Receveur de douche, vasque ou lavabo si l’évacuation est métallique
  • Huisseries métalliques
  • Sèche-serviettes

Il existe cependant des exceptions :

  • Les grilles d’aération
  • Les radiateurs électriques de classe II car ils sont eux-mêmes isolés
  • Les radiateurs alimentés par des canalisations isolantes de type PER
  • Les robinetteries reliées à des canalisations de type PER
Important

Afin de garantir l'intégrité de la liaison équipotentielle et de supporter l'intensité maximale du défaut électrique, il est nécessaire que la section d’un fil de mise à la terre soit identique à celle des fils d'alimentation électrique (dans la pièce concernée).

Le parafoudre

Le parafoudre protège votre installation électrique et vos éléments de télécommunication des surtensions générées par la foudre. Installé en tête d’installation électrique (après le disjoncteur abonné), il permet de limiter les effets des surtensions en évacuant celles-ci vers la terre. 
Le parafoudre est à différencier du paratonnerre qui protège votre habitation des impacts directs de la foudre.

La norme impose la présence d’un parafoudre si vous remplissez au moins un de ces critères :

  • Si votre habitation est équipée d'un paratonnerre.
  • Si votre habitation est située en zone AQ2 et alimentée entièrement ou partiellement par un réseau basse tension aérien. Dans la zone AQ2, le niveau de risque de foudre dépasse les 25 jours par an. La densité de foudroiement et les risques de surtension y sont donc plus élevés.
  • Si la sécurité des personnes est en jeu (équipement de médicalisation à domicile, alarme intrusion, alarme incendie...).

Toutes les zones géographiques ne sont pas concernées de la même façon par l’obligation d’installer un parafoudre :

Le parafoudre

Avant de souscrire votre abonnement, vous devez déterminer la puissance dont vous avez besoin pour alimenter l’ensemble de vos équipements électriques. En effet, votre distributeur d’électricité dimensionne votre compteur pour laisser transiter une puissance maximale mesurée en kilo Volt Ampère (kVA). Si vous sollicitez le réseau au-delà, par exemple en faisant fonctionner simultanément trop d’appareils gros consommateurs, votre disjoncteur général coupera l’électricité du fait du manque de puissance.

Les éléments déterminants à prendre en compte sont le type de chauffage et l’isolation de votre logement, le mode de production d’eau chaude (un chauffe-eau électrique est énergivore) et le nombre ainsi que le type d’équipements électroménagers (lave-vaisselle, sèche-linge, congélateur…).

Ce tableau vous aidera à évaluer vos besoins :

Évaluer les besoins en puissance électrique
La bonne info

Lors de la souscription de votre contrat de fourniture d’électricité, le distributeur évaluera avec vous le niveau de puissance à délivrer en vous posant des questions sur votre logement et ses équipements. En fonction de la puissance que vous souscrirez, le prix de l’abonnement ne sera pas le même. Notez qu’il est possible de réduire gratuitement une puissance souscrite trop élevée mais pas le contraire.

Vous avez la possibilité d’installer un délesteur sur votre installation. Cet appareil permet de gérer l’utilisation de la puissance délivrée sur l’ensemble de vos circuits en coupant momentanément certaines alimentations au profit d’autres, en cas de forte sollicitation. Ce dispositif permet d’éviter de dépasser la puissance souscrite et que l’installation ne disjoncte.


Pour réaliser votre schéma d’installation électrique, vous avez besoin d’un plan de votre habitation. La première étape consiste à établir votre plan d’implantation électrique, puis à déterminer vos différents circuits.

La bonne info

Les grandes marques proposent des logiciels gratuits qui vous aideront à concevoir votre installation électrique, comme pas exemple Legrand.

Le plan d’implantation électrique

Dans un premier temps, vous allez déterminer l’emplacement de votre tableau électrique, de préférence dans votre entrée ou dans un emplacement facile d’accès, avec sa mise à la terre. Vous placerez ensuite dans chaque pièce les points d’éclairage, les prises et les interrupteurs à l’aide de symboles électriques.

Pensez à anticiper les équipements que vous pourriez être amené à ajouter par la suite.

Le plan d’implantation électrique
Le plan d’implantation électrique

La norme NF C 15-100 impose des règles strictes pour l’aménagement électrique des pièces d’eau, en raison de la conductivité accrue dans ces pièces humides.

Cette norme impose également un nombre minimum de prises électriques et de commandes d’éclairage par pièce.

Tout savoir sur les normes électriques
Important

Veillez à ne pas surcharger vos circuits si vous souhaitez installer des prises ou des points d’éclairage supplémentaires. De l’épaisseur des fils conducteurs (appelée section et exprimée en mm²) dépendra le nombre possible d’équipements à raccorder sur un même circuit.

Découvrez ainsi le nombre de prises et de points d’éclairage à ne pas dépasser.

Tout savoir sur les normes électriques

Après avoir implanté tous vos équipements sur votre plan, vous devez définir la nature et le nombre de vos circuits électriques en vous référant aux prescriptions de la norme électrique NF C 15-100.

Procédez pièce par pièce puisque les règles diffèrent selon leur destination.

On distingue 3 types de circuits dans une habitation : les circuits de commande d’éclairage, les circuits de prises de courant et les circuits spécialisés. Vous devez également implanter votre liaison équipotentielle.

Les circuits de commande d’éclairage

Ceux-ci peuvent prendre plusieurs formes : circuit de simple allumage, circuit de double allumage, circuit va-et-vient, minuterie, télérupteur.

Le tableau ci-dessous récapitule les prescriptions de la norme pour les circuits d’éclairage.

Les circuits de commande d’éclairage

Les circuits de prises de courant

Le tableau ci-dessous récapitule les prescriptions de la norme pour les circuits de prises de courant.

Les circuits de prises de courant

Les circuits spécialisés

Les gros appareils électroménagers, ainsi que d’autres équipements de l’habitation ayant une puissance élevée, requièrent une alimentation spécifique. Voici un tableau récapitulatif des prescriptions de la norme pour raccorder vos équipements électriques.

Les circuits spécialisés

• Les appareils électroménagers

Retrouvez ci-dessous les schémas d’installation de vos appareils électroménagers selon les prescriptions de la norme.

Les appareils électroménagers
Les appareils électroménagers
Les appareils électroménagers

• Le chauffage électrique

Tous vos circuits de chauffage doivent être reliés au même dispositif différentiel. Le nombre de radiateurs par circuit dépend de la puissance totale des radiateurs installés.

Important

Dans le neuf, la norme prévoit l’installation d’un compteur de la consommation de chauffage électrique sur le tableau.

Voici les prescriptions de la norme pour le chauffage électrique.

Le chauffage électrique

• Les volets roulants
Le tableau ci-dessous récapitule les obligations pour les volets roulants.

Les volets roulants

Pour toutes vos questions, nos experts en magasin sont à votre écoute et vous accompagnent dans vos projets.